Pari sportif à GomaPari sportif à Goma

A Goma, plusieurs familles se tournent vers des paris sportifs pour survivre. Ceci depuis l’occupation de la zone par les rebelles du M23. La population de cette ville se dit fragilisée par la fermeture de plusieurs entreprises, la perte d’emploi ainsi que l’instabilité économique.

C’est devenu la norme pour plusieurs familles de la ville de Goma. Le pari sportif est une bouée de sauvetage afin de nouer les bouts du mois. Chaque matin, des responsables des ménages tentent leur chance car leurs revenus habituels ne sont plus suffisants.

C’est le cas de ce quadragénaire, père de trois enfants rencontrés sur la route Deux lampes-Mutinga. Ticket à la main, il vient dans un pari foot pour percevoir son gain. Pour lui c’est une occasion de récupérer tout ce qu’il a perdu toute la semaine. A quelques 500 mètres, la situation est similaire. Ici Madame Gisèle, une habitante du quartier « Mabanga-Nord », vient percevoir ces 5000 francs congolais. Elle a dû parier 500 CDF pour gagner ce montant. Pour elle, les tickets de pari sportif représentent son capital d’investissement.

Depuis l’occupation de la ville de Goma, plusieurs personnes ont perdu leur emploi. Ceci suite à la fermeture de banques, de projets des ONGs locales, nationales et internationales ainsi que des institutions publiques. Aussi des rares personnes comme le personnel éducatif ou médical encore en activité, peinent à toucher leurs salaires. Conséquences : « Le pari foot se présente comme l’une des nouvelles sources de revenus ». 

Aussi, d’autres entreprises ont déjà réduit considérablement leur personnel. Selon les responsables de ces entreprises, les clients ne viennent plus, et le peu qu’ils gagnent servent seulement au paiement du loyer, se désole Aloïse Syauswa, propriétaire d’une boutique de vente d’appareils électriques au centre-ville de Goma. Malgré cette guerre et la perte d’emploi, la vie ne s’arrête pas dans des ménages. Ces derniers doivent confronter plusieurs charges : restauration quotidienne, paiement du loyer, la scolarité des enfants, l’habillement, le transport quotidien et même des cas de maladie.

L’article complet est à retrouver sur icicongo.net

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