Le SYECO décide de maintenir le mouvement de grève après une assemblée tenue ce jeudi 3 septembre 2026. Le syndicat réclame notamment le paiement des enseignants et de meilleures conditions salariales. Il demande aux parents de garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre.
Les enseignants estiment que leurs revendications restent sans réponse. Ils avaient lancé la grève lundi 31 août. Le mouvement a commencé à la veille de la rentrée scolaire. Le SYECO réclame d’abord le paiement de certains enseignants non payés. Ces enseignants ont déjà constitué leurs dossiers administratifs. Ils attendent leur prise en charge depuis la fin du mois de juin, selon le syndicat.
Ce syndicat dénonce aussi les conditions réservées aux anciens enseignants. Il évoque des contributions mensuelles de 10 000 à 15 000 francs congolais. Les enseignants paient ces montants sur leurs salaires, pour ainsi garantir une retraite digne aux anciens enseignants. Aussi, le syndicat réclame l’application d’un SMIG de 21 500 francs congolais par jour. Pour le SYECO, ce revenu doit permettre à l’enseignant de répondre aux besoins de son ménage.
Le SYECO a visité plusieurs écoles de Butembo. Les syndicalistes ont constaté une faible présence d’enseignants. Dans certaines écoles, ils n’ont trouvé presque aucun enseignant. La présence des écoliers reste également faible. Selon les animateurs du SYECO, seulement quelques établissements poursuivent toutefois leurs activités et fonctionnent avec un nombre réduit d’enseignants ou d’élèves.
Le SYECO veut ainsi maintenant élargir le mouvement de grève. Il appelle les enseignants du secondaire à rejoindre la grève et estime que certaines revendications concernent aussi ces enseignants.
Le syndicat demande aux parents de garder leurs enfants à la maison. Il leur demande d’attendre une décision sur la reprise des cours. Le SYECO prévoit une nouvelle assemblée lundi 7 septembre. Au cours de cette assemblée il sera question d’évaluer la situation avant de décider de poursuivre la grève ou de reprendre les cours. En attendant cette décision, la rentrée scolaire reste perturbée dans plusieurs écoles primaires publiques de Butembo.
Grace Mauwa