Face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola, les agents de la PNHF (Police Nationale d’Hygiène aux Frontières) de Kasindi ont renforcé les mesures de riposte au niveau du point d’entrée frontalier. Ce service recourt aujourd’hui à trois principaux paquets d’activités pour prévenir toute propagation de l’épidémie sur le territoire national.

Au bureau de la police nationale d’hygiène aux frontières à Kasindi, à la frontière de la RDC et de l’Ouganda, un haut-parleur diffuse en boucle des messages de sensibilisation.  Ce message rappelle aux voyageurs les mesures barrières contre Ebola. Pour Richard Tambwe, chef de la PNHF, cette stratégie porte sur la communication des risques et l’engagement communautaire.

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Au même moment, des équipes de la PNHF travaillent sur le terrain pour assurer une surveillance sanitaire stricte des voyageurs qui entrent et qui sortent du pays. La première stratégie porte sur la communication des risques et l’engagement communautaire. Cette activité vise à sensibiliser la population au danger que représente actuellement la maladie à virus Ebola ainsi qu’à ses conséquences sanitaires.

Aussi, les autorités sanitaires de Kasindi imposent désormais le lavage obligatoire des mains à tous les voyageurs à l’entrée comme à la sortie du territoire national. Cette opération se fait avec de l’eau et du savon ou, à défaut, avec de l’eau chlorée afin de limiter tout risque de contamination.

Enfin, un screening obligatoire est organisé pour tous les voyageurs. Celui-ci comprend notamment l’observation visuelle afin de détecter d’éventuels signes suspects de la maladie, la prise systématique de la température corporelle à l’aide de thermoflash ou de caméra thermique, ainsi que le remplissage des fiches de rapportage destinées à recueillir des informations fiables sur les mouvements des voyageurs.

À travers ces mesures, la PNHF Kasindi entend renforcer la vigilance sanitaire à cette frontière stratégique et protéger la population contre tout risque d’introduction ou de propagation de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.

Ghislain Mbakulirahi

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